
Dans une refonte de site, la PME apporte ce que nul prestataire ne devine : les accès aux comptes, les contenus qui font venir des clients, les contraintes du métier et un interlocuteur disponible. Elle tranche ensuite l’arborescence et les maquettes, puis valide le nouveau site en préproduction, sur ses vrais parcours, avant la bascule.
Avant le lancement, l’inventaire que seule l’entreprise peut dresser
Le chantier commence avant la réunion de lancement. Le choix de refondre relève d’une autre réflexion, traitée dans le dossier sur le moment d’engager une refonte. Ici, le projet de refonte est acté et le prestataire retenu, par exemple selon les critères posés pour choisir une agence web à Reims. Reste à réunir ce que l’entreprise est seule à détenir.
Les accès et les comptes
Premier dossier : qui possède quoi. Un site repose sur des comptes ouverts à des moments différents, parfois par des personnes parties depuis :
- le nom de domaine, son bureau d’enregistrement et son titulaire ;
- l’hébergement et la zone DNS, qui pilote aussi la messagerie ;
- l’administration du site, de la boutique ou de la prise de rendez-vous ;
- la Search Console et l’outil de mesure d’audience ;
- la fiche d’établissement Google et les profils sociaux liés au site.
Un domaine inscrit au nom d’un ancien prestataire se règle maintenant, pas la veille de la mise en ligne. Même vigilance pour les enregistrements MX de la zone DNS, qui acheminent le courrier : repris à l’identique lors d’un changement d’hébergement, ils évitent que les boîtes de l’entreprise cessent de recevoir.
Les pages qui amènent des demandes
L’entreprise sait ce qu’aucun outil n’affiche : la page que les prospects citent au téléphone, le formulaire qui produit des demandes sérieuses. Ces observations complètent les clics par page relevés dans la Search Console et les pages d’entrée de la mesure d’audience. Le tout tient sur une feuille : les contenus qui travaillent, ceux qui ne servent plus, les questions des clients restées sans réponse.

Les contraintes du métier
Le prestataire les ignore tant que personne ne les écrit :
- la saison haute, où aucune bascule ne doit tomber ;
- les mentions propres à une profession réglementée ou à un label ;
- les outils branchés sur le site : agenda, logiciel de devis, catalogue ;
- les documents que les clients téléchargent.
Un interlocuteur nommé, avec du temps réservé
Dernier préparatif : désigner une seule personne interne qui centralise les échanges, reçoit les livrables et rend les arbitrages, avec le pouvoir de décider ou un accès rapide au dirigeant. Son temps se bloque dans l’agenda dès la signature, suppléant compris. Un chantier de refonte ralentit rarement à cause du code ; il s’arrête quand une validation attend sur un bureau.
Qui pilote quoi pendant la refonte
Le prestataire répond de la conception, de la technique, de la migration et des redirections ; l’entreprise répond du fond, c’est-à-dire de ce que le site dit, de ce qu’il vend et des décisions qui engagent son image. Quand ce partage reste implicite, chaque camp attend l’autre et le calendrier glisse sans que personne ne l’ait décidé.
Les dirigeants qui préfèrent un seul interlocuteur trouvent chez Sparkana une refonte de site menée de bout en bout, de l’audit de l’existant à la mise en ligne, avec une préproduction où l’entreprise teste elle-même le nouveau site avant la bascule. Le prix figure dans un devis fixe, rédigé après un premier échange sur le site actuel, et le code source est remis à la livraison : l’entreprise reste propriétaire de ce qu’elle a financé. Ce cadre place les validations de la PME à des moments précis, au lieu de les disperser sur tout le projet.
Le tableau qui suit détaille la part qui revient à l’entreprise dans une refonte de site.
| Étape | Ce que la PME fournit | Ce qu’elle valide |
|---|---|---|
| Audit | Accès, pages qui rapportent, contraintes | Le constat, les pages à garder |
| Contenus | Textes, photos, questions des clients | La version finale de chaque page |
| Arborescence et maquettes | Les mots des clients | Le menu, puis les gabarits |
| Développement et préproduction | Des réponses rapides au développeur | Formulaires, agenda, catalogue |
| Recette | Ses scénarios réels, les anomalies relevées | L’accord de mise en ligne |
| Mise en ligne | Un créneau calme, un référent joignable | Les redirections des adresses connues |
| Premières semaines | Le relevé des demandes reçues | La clôture et la liste des évolutions |
Une règle simplifie ces validations : un seul retour écrit et consolidé par étape, transmis par le référent. Trois personnes qui annotent la même maquette chacune de son côté produisent des demandes contradictoires, et le prestataire doit deviner laquelle compte.
Les contenus, poste sous-estimé côté entreprise
La matière d’un site, textes, photos, références, vient presque toujours de l’entreprise, même quand un rédacteur la met en forme. C’est aussi le lot qui prend le plus de retard, parce qu’il se prépare entre deux urgences. Pour chaque page du futur menu, le référent rassemble avant l’intégration :
- le texte actuel s’il fonctionne, ou ce qui doit changer ;
- les faits à faire figurer : zone d’intervention, horaires, conditions ;
- quelques photos dont l’entreprise détient les droits d’usage ;
- les questions réelles des clients ;
- la page de l’ancien site qui lui correspond, pour sa redirection.
Les mentions légales relèvent du même lot. Le site entreprendre.service-public.gouv.fr, consulté en novembre 2026, cite notamment l’identité de l’entreprise, ses coordonnées, son numéro d’immatriculation et les coordonnées de l’hébergeur ; cette ligne change quand la refonte du site amène un nouvel hébergeur.
Arborescence et maquettes : trancher une fois

L’arborescence se valide avant les maquettes, car un menu modifié après coup oblige à redessiner des gabarits. L’entreprise y apporte les mots exacts de ses clients : « Entretien de chaudière » parle davantage à un visiteur que « Solutions ». Devant une maquette, trois questions ramènent la discussion du goût vers le fond :
- le téléphone et le formulaire se trouvent-ils sans défiler longtemps ?
- la prestation phare apparaît-elle dès l’accueil ?
- la page reste-t-elle lisible sur un téléphone tenu d’une main ?
Ce qui peut attendre, un espace client ou une version anglaise, rejoint une liste d’évolutions plutôt que de retarder la mise en ligne du nouveau site.
Recette en préproduction : tester avec ses vrais parcours
La préproduction est une copie du futur site, à une adresse non publique tenue à l’écart des moteurs de recherche. La PME y rejoue les scénarios de ses clients, écrits avant la séance :
- chercher le téléphone depuis un mobile ;
- envoyer une demande de devis et vérifier son arrivée dans la bonne boîte ;
- prendre rendez-vous ou commander, jusqu’au message de confirmation ;
- refuser les traceurs dans le bandeau de consentement.
Ce dernier test a une base : la CNIL rappelle que l’internaute donne son accord avant le dépôt de certains traceurs et doit pouvoir refuser aussi facilement qu’accepter. Chaque anomalie se note avec la page, l’appareil, l’attendu et le constaté. Un testeur extérieur au projet voit ce que l’équipe ne remarque plus. La recette du site se clôt par un accord écrit de mise en ligne.
Mise en ligne et premières semaines

La bascule se cale sur un jour calme, hors saison haute, avec le référent joignable. La PME complète le plan de redirections avec les adresses qu’elle seule connaît : celles des plaquettes, des véhicules, des codes QR, des signatures de courriel ou du lien de sa fiche d’établissement Google.
Google Search Central fixe les repères : une redirection permanente côté serveur, 301 ou 308, vers la page équivalente, jamais un renvoi en masse vers l’accueil, que Google assimile à une erreur de type soft 404. Ces redirections restent en place aussi longtemps que possible, un an au moins dans la plupart des cas, et des fluctuations temporaires de classement sont à prévoir.
Dans la Search Console, la PME suit l’indexation des pages, les clics et les impressions. Surtout, elle compte les demandes reçues et les compare à la période précédente : une baisse brutale trahit souvent un formulaire mal acheminé ou une page restée sans redirection.
Cinq erreurs fréquentes côté PME
Elles se répètent d’un projet à l’autre :
- valider à plusieurs voix, sans référent ;
- remettre les textes après les maquettes ;
- tester sur le seul ordinateur du bureau ;
- basculer en pleine saison ou avant une campagne ;
- clore le projet à la mise en ligne, sans relevé des demandes.
Une fois le site refondu en ligne, son rythme de mise à jour s’inscrit dans une stratégie de communication digitale de PME.
Refonte de site : les questions des dirigeants
Combien de temps un dirigeant doit-il consacrer au suivi d’une refonte ?
Le volume dépend surtout de l’état des contenus. Des textes prêts demandent au référent quelques échanges par étape ; un site à réécrire mobilise l’entreprise bien plus longtemps. Les pics de charge tombent à deux moments, la remise des contenus et la recette en préproduction. Un créneau hebdomadaire réservé dès la signature évite que les validations s’empilent et que le calendrier dérive.
Faut-il conserver le même nom de domaine lors d’une refonte ?
Garder le domaine simplifie l’opération : certaines adresses changent de chemin, mais le site reste sur le même nom et seules les pages déplacées sont redirigées. Changer de domaine ajoute une migration complète, avec l’outil Search Console de changement d’adresse, que Google réserve à ce cas et aux changements de sous-domaine. Ce choix se justifie par un nouveau nom commercial, rarement par la refonte elle-même.
À qui doivent appartenir le nom de domaine et les accès du site ?
À l’entreprise. Le domaine s’enregistre à son nom, tout comme les comptes d’hébergement, de Search Console et de mesure d’audience, avec des identifiants que le référent conserve. Le prestataire reçoit des accès délégués pendant le chantier, retirés ou maintenus selon le contrat de suivi. Avant la refonte, une vérification s’impose : retrouver le titulaire inscrit auprès du bureau d’enregistrement et corriger si ce n’est pas l’entreprise.
Que vérifier si les demandes baissent après la mise en ligne ?
D’abord le formulaire : un message de test envoyé depuis le site doit arriver dans la bonne boîte, sans finir parmi les indésirables. Ensuite les redirections des pages qui recevaient des visites, contrôlées une par une. Puis la Search Console, qui signale les pages introuvables. Des fluctuations temporaires de classement sont normales après un déplacement d’adresses ; une chute durable des demandes appelle une correction rapide.